Un des géants parmi les Philodendrons ! Culture, origine et botanique, on vous dit tout sur cette ravissante plante !

1. Carte d'identité botanique :
Nom commun : Philodendron maximum
Famille : Araceae
Origine : Bolivie, Brésil, Equateur, Pérou
2. Histoire et découverte :
Le Philodendron maximum pousse dans les forêts tropicales humides d'Amérique du Sud à basse et moyenne altitude. Il a été décrit en 1845 par Heinrich Wilhelm Schott. Son nom fait référence à la taille impressionnante des feuilles des individus matures, pouvant facilement dépasser 1m. Il est encore relativement rare en culture.

3. Culture et entretien
Le Philodendron maximum est une plante facile et vigoureuse.
Lumière et température :
Il peut supporter la lumière directe, à condition d'y être acclimaté et de recevoir suffisamment d'humidité. Il s'épanouit dans une des températures entre 20° et 28°. En dessous de 15°, sa croissance ralentit et il peut entrer en repos.
Arrosage :
Arroser quand les premiers centimètres de substrat sont secs. Évitez la stagnation d'eau dans la coupelle qui pourrait endommager les racines. Espacer la fréquence en hiver.
Substrat :
Léger et drainant !
Notre mélange idéal : 40 % écorce de pin, 50 % terreau de qualité, 20 % perlite / pouzzolane.
Rempotage :
Tous les 1 à 2 ans, au printemps, dès que les racines remplissent le pot.
Choisissez un pot 1/3 plus grand, toujours percé. Il tolère très bien les pots transparents. Épiphyte, il appréciera un tuteur sur lequel ses racines peuvent s'accrocher pour bien s'épanouir. Il est bon de prévoir le poids de la plante mature lors du rempotage en lestant le pot et en fixant bien le tuteur.
Sensibilité :
Un manque d'humidité peut favoriser l'apparition de cochenilles et de thrips, bien qu'il semble qu'il y soit plus résistant que d'autre Philodendron.
Un bon équilibre entre lumière, humidité et substrat de qualité limite beaucoup les risques.
4. Curiosité botanique :
Ses immenses feuilles sont très adaptées à la captation de la lumière dans un milieu où la concurrence pour le soleil est rude. Mais cela lui pose aussi des contraintes en termes de poids, de conduction de la sève et d'évapo-transpiration. C'est pourquoi il développe des pétioles (tige de la feuille) très épais abritant un grand nombre de faisceaux vasculaires entourés de tissus de soutien. La nervure centrale des feuilles est épaisse, ses nervures secondaires sont également puissantes, secondées par un maillage tertiaire dense. Ses racines aériennes sont très développées, même à un stade juvénile, épaisses et longues, elles jouent un rôle de soutien capital. Il est très tolérant à des variations brutales d'humidité sans que les feuilles perdent de leur rigidité afin de ne pas risquer de déséquilibrer la plante.
5. Galerie :


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